En images

  • Une rampe de distribution des chambres. Ch. Perriand, B. Taillefer, J. Eberarth, J.-P. Mercier, A. Bardet, G. Regairaz architectes, 1973 © Adagp, Paris 2009

  • Elévations. Projet, par Ch. Perriand, B. Taillefer, J. Eberarth, J.-P. Mercier, A. Bardet, G. Regairaz, mai 1973 (AC Bourg-Saint-Maurice) © Adagp, Paris 2009

  • Façade nord depuis l’est. Ch. Perriand, B. Taillefer, J. Eberarth, J.-P. Mercier, A. Bardet, G. Regairaz architectes, 1973 © Adagp, Paris 2009

  • L’espace central entre les rampes de distribution. Ch. Perriand, B. Taillefer, J. Eberarth, J.-P. Mercier, A. Bardet, G. Regairaz architectes, 1973 © Adagp, Paris 2009

  • La salle de conférence : l’entrée. Ch. Perriand, B. Taillefer, J. Eberarth, J.-P. Mercier, A. Bardet, G. Regairaz architectes, 1973 © Adagp, Paris 2009

  • Typologie. Schéma. Immeuble perpendiculaire à la pente, à galerie latérale et coursive inclinée

L’hôtel du Golf

L’hôtel du Golf est le premier bâtiment construit à Arc 1800 en 1974. Lors de son ouverture, c’est le plus grand hôtel des Alpes (13 600 m², superficie équivalente de l’hôtel Hilton à Paris) avec 250 chambres (500 lits) et 50 pour le personnel (100 lits).

L’édifice est composé de deux bâtiments en équerre : en contrebas l’aile des chambres, perpendiculaire aux courbes de niveau du terrain et au-dessus l’aile des parties communes parallèles aux courbes de niveau. Le bâtiment des chambres est conçu comme deux immeubles indépendants accolés, distribués chacun sur leur façade en vis à vis par des rampes desservant les chambres. Les deux immeubles sont séparés par un patio intérieur qui s’élève sur toute la hauteur de l’édifice. Les pentes des rampes de chaque immeuble sont inversées : d’un côté, elles suivent la pente du terrain, de l’autre, elles ont une inclinaison contraire. "Les 250 chambres étaient groupées le long de deux rampes montantes et descendantes, l’une desservant le sud et l’autre le nord, espacées d’environ 50 cm, avec des passerelles de l’une à l’autre. Une signalisation faite de bandes colorées, rouges, vertes qui couraient sur les murs tout le long des circulations, aidant à s’y retrouver car la clé de la chambre comportait la couleur à suivre. Il n’y avait pas de balcon et sur les deux façades nord-sud s’inscrivait le graphique décalé des chambres, créant ainsi une certaine musicalité" (Ch. Perriand). Les rampes se rejoignent à intervalles réguliers sur des paliers, traités en passerelles.

Le projet est issu "d’une réflexion sur la géométrie afin que les clients de l’hôtel ne montent jamais" (B. Taillefer), grâce à une distribution associant les ascenseurs pour gravir les étages et rampes pour "glisser" vers sa chambre. À l’extérieur, le décalage en niveaux des chambres se reporte sur la façade et donne du mouvement. "La philosophie de Charlotte, la créativité de Taillefer, et l’aide de Regairaz et Rey-Millet a donné sur cette façade un petit chef d’œuvre. C’est un condensé de principes, sans aucune recherche esthétique" (R. Godino).

 

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Typologie. Schéma. Immeuble perpendiculaire à la pente, à galerie latérale et coursive inclinée