« La Goupille », le grenier d’Eugène Claudius-Petit
Inscrit MH le 23/01/2006

En 1952, Eugène Claudius-Petit, ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme, conduit à Courchevel une mission d’inspection relative à l’emploi des crédits alloués à des « dommages de guerre » et affectés à la construction de chalets édifiés dans les lotissements de la station en chantier.

Le ministre est guidé par L. Chappis qui lui fait aussi découvrir son « grenier » qu’il a fait transporter d’une montagne située au-dessus de St-Jean-de-Maurienne et installé au quartier de Bellecôte, dans un terrain pentu et arboré prévu pour en accueillir d’autres. C’est une construction en bois de mélèze, montés pièces sur pièces. De dimensions très réduites (3,6 x 3,1 m), avec un appentis sur le côté (1 m de large) dans lequel sont placés la cuisine et les sanitaires, le grenier offre un espace suffisant pour abriter une famille venant passer quelques jours aux sports d’hiver.
Séduit par cette nouvelle déclinaison de l’habitat minimum qu’il rapproche des leçons apprises auprès de Le Corbusier, E. Claudius-Petit choisit de faire construire le sien, sur un lot contigu à celui de L. Chappis, après avoir expérimenté le grenier personnel de l’architecte lors de plusieurs séjours en famille.

Le premier grenier construit par L. Chappis devient le prototype servant de référence pour chaque acquéreur d’un lotissement conçu pour ce type d’habitat et pouvant en comprendre une vingtaine.

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Schéma du grenier mazot