En images

  • Arc 1800. Les Belles Challes. Atelier d’Architecture en Montagne, Charlotte Perriand, 1973. Un studio : le séjour et la cloison coulissante. © Adagp, Paris 2009

  • Arc 1800. Les Lauzières. Atelier d’Architecture en Montagne, Charlotte Perriand, 1973. Un studio : le séjour et le coin-cuisine. © Adagp, Paris 2009

  • Arc 1800. Les Belles Challes. Atelier d’Architecture en Montagne, 1973. Plan d’un studio. Relevé schématique © Catherine Salomon-Pelen Eag/apm

Le studio cabine

Si la station en site vierge offre aux citadins les bienfaits de la montagne vécue comme un espace de liberté, par contre les montages financiers et les stratégies des promoteurs imposent des coûts réduits et des surfaces draconiennes. Les architectes trouvent là une application des recherches sur le logement minimum, objet en 1929 du Congrès International d’Architecture Moderne.

Aux Arcs, Ch. Perriand envisage chaque appartement, même exigu, comme un espace de ressourcement nécessaire à l’équilibre de l’individu. En 1968, elle compose des aménagements qui associent luxe et dépouillement, en contraste avec l’habitat citadin de l’époque : pas de vis-à-vis entre logements, banquettes et terrasses individuelles exposées vers le panorama et le soleil, mobilier intégré, sanitaires compacts, coursives collectives aux dimensions généreuses accédant directement aux pistes. Elle les décline tous différemment, malgré la densité des programmes et les contraintes de la préfabrication. Son travail est devenu une référence pour les professionnels de l’habitat de loisirs.