Noémie de Rothschild

Noémie Halphen, devenue Noémie de Rothschild (1888-1968) par son mariage avec le banquier Maurice de Rothschild (1881-1957) s’engage à l’issue du premier conflit mondial dans la création à Megève d’une station de sports d’hiver.

"Pendant la guerre de 1914-18, la baronne Noémie de Rothschild avait transformé son hôtel particulier en hôpital. Fatiguée par cette épuisante gestion, elle décide pendant l’hiver 1916 de prendre quelques vacances en Suisse. Au palace de St-Moritz où elle a ses habitudes, elle a l’assurance du directeur de n’y côtoyer aucun Allemand. Mais la première personne qu’elle rencontre est Monsieur Mumm, négociant en champagne. Furieuse, elle quitte la Suisse et demande à son professeur de ski norvégien, Trygve Smith, de « lui dénicher en France un coin où skier en paix ». Et voilà en pleine guerre, notre Norvégien qui se ballade dans toutes les Alpes françaises, dresse des relevés topographiques, demande des cartes militaires et en 1919 déclare à ma belle-mère avoir trouvé deux endroits de rêve, l’un très beau mais difficile d’accès : Val d’Isère, l’autre moins enneigé mais plus accessible et très ensoleillé : Megève". (Nadine de Rothschild et Guillemette de Sairigné, La baronne rentre à cinq heures, Lattès, Paris, 1984).

N. de Rothschild opte pour Megève. Elle trouve des financements auprès de la famille de son mari, fonde en 1919 la « Société Française des Hôtels de Montagne » qui met en place un programme de construction d’une station de sports d’hiver. L’hôtel du Mont d’Arbois est achevé en 1921. En 1926, N de Rothschild confie à H. J. Le Même la réalisation au Mont d’Arbois de son chalet personnel. Achevé en 1927, c’est la première œuvre que l’architecte réalise à Megève.