En images

  • Schéma exprimant les principes de composition et d’architecture, par Jacques Labro, 1965. Extrait de Architecture d’Aujourd’hui, n° 126, 1966

  • Hiver 1972-1973. Vue oblique sur le quartier des Dromonts (phot. SEATM)

Principes d’architecture

La recherche d’une architecture expressive est annoncée dès l’origine du travail de l’AAA et de J. Labro qui souhaite que « tout se ressemble, mais que rien ne soit pareil ». Préoccupés par le lien entre l’architecture et le paysage, ils cherchent à développer une architecture singulière qui contribue à révéler le site de la station.

 Pour les immeubles, comme pour les chalets, ils s’inspirent des tracés en éventail permettant d’offrir des vues sans cesse différentes, des plans polygonaux et des volumétries variées avec des niveaux en gradins et des toitures enveloppantes conduisant à des silhouettes fragmentées s’élevant en « pyramide » ou en « champignon » et agrémentées de « façades toitures ».

Les immeubles

 La configuration du site orienté en versant sud impose des partis linéaires, avec des immeubles construits parallèlement aux courbes de niveaux et distribués par des coursives latérales placées à l’amont libérant les façades ensoleillées. Ces programmes collectifs, développés au démarrage de la station sous la forme d’immeubles en copropriété et d’hôtels, comprennent des dizaines de logements, répartis dans deux types d’immeubles : les « immeubles parallèles à la pente en pyramide » et les « immeubles tours pyramide en éventail », ces derniers conçus comme des repères dans le paysage de la station.

 Les chalets

 La démarche est comparable pour les chalets, individuels, prévus dès l’origine du plan de masse sur une quarantaine de lots disposés sur le pourtour de la butte des Dromonts. L’AAA propose d’emblée des projets différents pour chaque commande, privilégiant un ancrage au sol et une volumétrie dressée qui mettent en valeur la topographie et les perspectives paysagères. Les architectes expérimentent une organisation intérieure fondée sur des espaces de vie collective disposés dans la partie haute du chalet, dont les volumes sont modelés par des charpentes en bois et en béton à facettes multiples. Le plan polygonal repose sur des tracés en éventail rassemblant les différents « coins » fonctionnels ouverts chacun sur des vues sélectionnées, panoramiques et multiples.