En images

  • Arc 1600. Projet 15, par Atelier d’Architecture en Montagne, Charlotte Perriand, 1972. Plan masse hiver (A. privées Atelier d’Architecture en Montagne ; © Adagp, Paris 2009)

Les principes de composition de la station

Le premier projet établi le 31 octobre 1962 sur le site des chalets de l’Arc (2000 m d’altitude) prévoit 6000 lits et renferme les principes d’aménagement repris et approfondis à Arc 1600 : maîtrise foncière, desserte routière à l’arrière des zones d’habitat séparant les voitures des piétons et des skieurs, recherche des meilleures conditions d’ensoleillement et de vues proches et lointaines pour les résidences, choix de résidences collectives afin de limiter les infrastructures, respect de la végétation et du site dont la valeur est considérée « inestimable » pour "les citadins qui ne viennent pas seulement se loger et « faire » des pistes, mais aussi se détendre au contact de la nature" (Ch. Perriand).

Le plan de composition de la station de Pierre Blanche est étudié à partir d’avril 1964. Plus de dix projets sont proposés avant le commencement des premières constructions au printemps 1968.

Les immeubles en cascade

En 1967, sous la direction de Ch. Perriand, l’équipe de l’AAM repense le projet d’Arc 1600. Les « immeubles tours » font place à des « immeubles couchés » sur la pente installant « en cascade » sur le sol les différents niveaux prévus initialement à la verticale. Chaque gradin est au contact direct du sol, limitant les terrassements et les dessertes verticales. Aux trois « immeubles tours » prévus initialement dans la partie centrale, se substituent trois résidences distinctes, l’une composée de sept petits immeubles contigus qui montent en cascade, l’équivalent d’une tour de 11 étages, tombée sur le terrain, comme des dominos !  (la Cascade), la seconde avec 5 unités mitoyennes (la Rive) et la dernière « couchée » à l’aval, en contrebas du chemin piétonnier (la Cachette). Le socle réunit les niveaux front de neige (1617 m) et accès automobiles (1600 m), incorporant garages, réserves, logements, surmontés par la galerie commerciale ouverte sur le chemin horizontal de desserte interne de la station.

Sur le revers sud, un principe analogue substitue à un projet de chalets individuels, un ensemble de logements collectifs disposés en gradins dans la combe du Gollet (Versant Sud). Les départs ski sont aménagés en deux grenouillères, placées de part et d’autre des immeubles.