De la station d’altitude au village revisité

Sous l’effet conjugué des remises en cause de mai 68 et du choc pétrolier de 1974, le mode de développement de la montagne évolue. En 1977, Valéry Giscard d’Estaing, Président de la République déclare à Vallouise (Hautes-Alpes) : « le citadin vient en montagne pour fréquenter des paysages façonnés par des millénaires de persévérance paysanne et des modes de vie différents de la ville ».

Les marchés de la neige connaissent des difficultés financières. Les populations locales souhaitent mieux profiter du tourisme et aspirent à un développement différent : maintien et diversification des activités, maîtrise de l’accueil touristique, équilibre entre développement et protection du milieu montagnard. L’État met en place une politique correctrice de l’aménagement et des procédures d’autorisation et de contrôle. Les projets d’équipements de nouveaux sites sont suspendus. Les programmes d’Unités Touristiques Nouvelles fixent les engagements des aménageurs avec les collectivités publiques et limitent les installations en altitude qui doivent être conçues comme des « hameaux nouveaux ».

Les projets, d’une échelle plus réduite, adoptent le principe d’une urbanisation en continuité des villages existants. Les concepteurs sont incités à rechercher une intégration au site.